Découvrez les balises hreflang et comment les utiliser correctement

Découvrez les balises hreflang et comment les utiliser correctement
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Tout d’abord, qu’est-ce que cette balise « hreflang » ? Hreflang est une solution technique pour les sites Web qui produisent le même contenu en langues différentes. Imaginons que l’utilisateur réside en France. La page du site dans la SERP est en anglais, alors qu’il existe également une version française. Quel est votre objectif dans cette situation ? Vous devez vous assurer que cet utilisateur de Google voie la page en français. Grâce aux balises hreflang, vous pouvez spécifier qu’une page est à destination des résidents Américains et une autre aux Britanniques, ou créer deux pages différentes pour les Allemands et les Autrichiens. C’est exactement pour cela que l’attribut hreflang a été développé.

Avant de commencer la lecture de cet article, il est recommandé de lire les conseils de Google.

 

#1  : Votre site Web a-t-il besoin des balises hreflang ?

 

Bien évidemment, il s’agit de l’étape la plus simple du processus. Mais pour prendre une décision rationnelle, vous devez prendre en compte plusieurs critères. Cette balise a son importance si, sur votre site :

  •  Vous proposez le même contenu en langues différentes ; ou
  • Votre contenu est personnalisé en fonction de différents pays qui partagent la même langue.

Voici quelques exemples qui vous parleront davantage :

Exemple 1 : un site en anglais propose trois versions : une version pour les États-Unis, une autre pour le Royaume-Uni et la dernière pour le reste du monde;

Exemple 2 : un site comporte trois versions internationales en trois langues différentes : anglais, espagnol et français;

Exemple 3 : un site mondial propose trois versions pour différents continents, toutes sont en anglais : pour l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord;

Exemple 4 : un site propose une version en anglais et une autre en espagnol, mais uniquement pour les États-Unis;

Exemple 5 : un site Web pour un seul pays propose différentes langues parlées dans ce pays.

Si un de ces exemples ressemble à votre situation, vous avez impérativement besoin de l’attribut hreflang.

 

#2 : Cartographiez les versions par pays et les langues de votre site Web

 

L’emplacement actuel de l’utilisateur et ses paramètres de langue déterminent l’URL qui lui conviendra le mieux. L’utilisateur peut avoir paramétré plusieurs langues dans son navigateur. L’ordre d’apparition de ces langues dans ses paramètres détermine la langue adaptée à la navigation de l‘utilisateur. Qu’est-ce qu’il faut faire?

Le mieux à faire est de créer une table à trois colonnes :

  • Langue : Une version du site Web n’a qu’une seule langue et il n’est pas conseillé d’y mélanger les langues;
  • Version du site : Vous pouvez créer plusieurs versions du site sur plusieurs domaines, ou à l’intérieur de sous-domaines;
  • Pays : Chaque site peut cibler les audiences d’un seul pays ou le monde entier.

Pour les sites à destination d’une seule langue ou d’un seul pays, cette table est extrêmement simple. Néanmoins, pour tous les autres, il existe quelques exemples détaillés.

 

Exemple 1 : un site en anglais comporte trois versions différentes : une pour les États-Unis, une pour le Royaume-Uni et une pour le reste du monde.

Vous pouvez utiliser des domaines différents. Le site pour les États-Unis et le reste du monde peut utiliser des domaines comme .com/us/ ou .com/en/ tandis que le site britannique peut être hébergé sur .co.uk. Ce n’est pas obligatoire d’utiliser de donaines différents. Vous pouvez utiliser on .com/uk/ pour la version UK, mais c’est un bon exemple.

 

Exemple 2 : un site Web international en trois langues : anglais, espagnol, français.

Cet exemple concerne les utilisateurs de sociétés multinationales qui peuvent avoir plusieurs langues, comme l’industrie des services informatiques (remarquez que le même domaine .com est utilisé pour les trois versions, mais à l’intérieur de sous-dossiers différents). C’est important.

 

Exemple 3 : Un site mondial avec trois versions pour différents continents, utilisant uniquement la langue anglaise : Europe, Asie et Amérique du Nord.

La langue est la même mais le public provient de tous les continents. C’est pour cela que vous devriez avoir trois options :

  •  Pays européens : Belgique, Islande, Allemagne, Autriche, Suisse, Portugal, République Tchèque, Hongrie, Danemark, Finlande, Royaume-Uni, Croatie, Italie, Luxembourg, France, Norvège, Suède, Pays-Bas, Pologne et autres;
  • Amérique du Nord : Canada, États-Unis;
  • Pays asiatiques : Chine, Australie, Inde, Japon, Hong Kong, Nouvelle-Zélande, Indonésie.

 

Exemple 4 : une plateforme proposant l’anglais et l’espagnol. Mais elle réservée aux américains.

Il s’agit d’une option pour les pays dont les langues varient en tenant en compte les régions ou qui comportent un environnement multilingue. Dans ce cas de figure, vous devriez envisager un domaine spécifique au pays, par exemple https://es. et https://en.

 

Exemple 5 : un site pour un pays parlant plusieurs langues.

Cette option est utilisée d’habitude pour les acteurs du commerce électronique (boutiques en ligne, journaux internationaux en ligne, services de voyage ou d’éducation et autres) présents dans le monde entier. Les entreprises dont les clients sont professionnels privilégient l’anglais au détriment des langues du pays.

 

Nom de domaine Langue Pays
.ch/fr/ Français Suisse
.de/ Allemand Allemagne
.com.uk/ Anglais Royaume-Uni
.be/fr/ Français Belgique
.ch/de/ Allemand Suisse
.be/nl/ Néerlandais Belgique

 

 

Il existe des combinaisons de stratégies mélangeant les sous-domaines et les sous-dossiers pour faire le meilleur usage possible de la balise hreflang.

 

#3 : Structure du site Web et stratégie de domaine

 

Il s’agit d’une règle très importante. Google interprète automatiquement les contenus sur différents domaines de premier niveau nationaux (ccTLD) comme étant à destination des utilisateurs de ce seul pays. Toutefois, comme nous l’avons déjà remarqué, l’attribut hreflang peut être mis en place avec pratiquement toutes les combinaisons de domaines, sous-domaines et sous-dossiers :

  •  Un gTLD (domaine de premier niveau générique) est un domaine de premier niveau créé pour segmenter les adresses des ressources électroniques de certains types d’organisations ou de communautés;
  • Un ccTLD (domaine de premier niveau national) est un domaine de premier niveau spécifique à un pays ; par exemple : .de pour l’Allemagne, .fr pour la France, etc.

Les ccTLD sont associés à un pays spécifique. À l’inverse, les gTLD ne sont pas associés à un pays. Tout le monde n’a pas à tenir compte de ces informations, mais elles sont très importantes pour ceux qui visent une audience internationale, car vous n’atteindrez que l’audience du pays associée au ccTLD si vous utilisez un sous-domaine ou un sous-dossier sur ce ccTLD. Il faut le tenir en compte.

En utilisant la Search Console de Google pour les gTLD, vous pouvez choisir de cibler les contenus pour les utilisateurs d’un pays. En utilisant les ccTLD, il est impossible de préciser un pays puisque celui-ci est déjà choisi à partir de votre ccTLD. C’est compliqué, mais voyons ce que l’on peut faire.

En utilisant les ccTLD, vous ciblez l’audience du pays correspondant au ccTLD à l’exclusion de l‘audience des autres pays qui peuvent pourtant être concernés par le contenu de votre site Web. Assurez-vous que vous créez une structure ayant les options de ciblage « Tous les pays » ou « Reste du monde » afin de cibler les utilisateurs sur les gTLD. Qu’est-ce que cela signifie ?

Par exemple, imaginons que vous disposiez d’un site qui propose plusieurs versions par pays, mais pas de versions génériques pour l’audience des autres pays. Dans ce cas, il serait raisonnable d’ajouter les versions génériques sur un gTLD pour cibler les utilisateurs en dehors des marchés pour lesquels le site a été créé. Vous indiquez que vous disposez d’une structure de domaines internationale ou multilingue. Il est possible de définir simplement la valeur hreflang pour toutes les versions du site. C’est une technique que vous devriez garder à l’esprit.

 

#4 : Valeur de Hreflang pour chaque pays et option de la langue

 

  • La valeur Hreflang est composée d’un code de langue et d’un code de pays, séparés par un tiret;
  • Les codes de langues sont au format ISO 639-1, les codes de pays au format ISO 3166-1 Alpha-2;
  • La valeur Hreflang ne peut être définie qu’une seule fois et, selon ce principe, vous ne pouvez pas avoir deux versions de votre site qui ciblent la même langue et les utilisateurs du même pays (chaque combinaison d’une langue et d’un pays doit être unique);
  • Les URL peuvent recevoir plusieurs valeurs hreflang en une fois.

Nous sommes désormais en mesure d’ajouter la 4e colonne dans nos 5 exemples ci-dessous. C’est la deuxième étape.

 

Domaine Langue Pays Valeurs de hreflang
.ch/fr/ Français Suisse de-CH
.de/ Allemand Allemagne de-DE
.com.uk/ Anglais Royaume-Uni en-GB
.be/fr/ Français Belgique fr-BE
.ch/de/ Allemand Suisse de-CH
.be/nl/ Néerlandais Pays-bas dt-NL

 

 

Toutes les versions dans ces « 5 exemples » ciblent un pays exact hébergé sur un ccTLD, elles reçoivent toutes les codes de pays en option. Mais comme les versions des sites Web sont hébergées sur un ccTLD, le code du pays n’est pas indispensable. En effet, les ccTLD sont automatiquement associés à un pays. Les valeurs hreflang communiquées dans les URL devraient toujours être correctes sur les ccTLD.

 

#5 : Hreflang=“x-default”

 

Il existe une valeur spéciale pour l’attribut hreflang appelée « x-default », qui indique où les utilisateurs devraient aller si aucune des langues dans les liens hreflang ne correspond aux paramètres de leur navigateur. C’est pratique. Au début, cette opportunité était proposée par les pages d’atterrissage internationales (les pages vers lesquelles vous redirigez les utilisateurs en prenant en considération leur emplacement).

Il s’agit d’un outil dont la portée est universelle. Si le pays et la langue de l’internaute ne correspondent pas aux choix existants, il est redirigé. Par exemple, pour un utilisateur basé en Allemagne qui cherche quelque chose en anglais, il n’existera bien souvent aucune URL adaptée, auquel cas « x-default » sera utilisé. Le quatrième lien est ajouté. Et la chaîne devient :

  •  De;
  • De-at
  • De-ch
  • X-default.

 

#6 : Annotations Hreflang

 

Les annotations Hreflang doivent être configurées au niveau de l’URL. Ne l’oubliez pas. Chaque jeu d’URL destinées à une combinaison pays/langue différente bénéficie de sa propre annotation.

1. Toutes les pages n’existent pas forcément pour toutes les langues et tous les pays. N’utilisez pas les annotations hreflang pour pointer vers des pages inexistantes.

2. Vous aurez uniquement besoin des annotations hreflang pour les pages que vous souhaitez indexer dans les moteurs de recherche, un point important à garder à l’esprit.

3. Les URL non-canoniques ne devraient pas comporter d’annotations hreflang.

Le choix des annotations hreflang peut s’avérer très compliqué. Le point le plus important à prendre en compte est que vos pages de compte sont censées être liées à l’aide des annotations hreflang reçues.

 

#7 : Méthodes d’implémentation de Hreflang

 

Il existe trois méthodes répandues :

1. Sitemaps XML

Le traitement des informations contenues dans les sitemaps par Google pose de nombreux problèmes parce que le robot ne traite pas toujours ces pages XML. Vous pourriez rencontrer quelques erreurs dans la Search Console de Google si vous suivez cette voie.

Les développeurs préfèrent utiliser des sitemaps XML plutôt que d’implémenter l’information dans le code source HTML de chaque page pour les sites internationaux. Un grand nombre d’annotations hreflang peut pourtant causer davantage de problèmes dans une sitemap XML que dans la section d’en-tête d’une page.

Du coup, que faut-il faire ? La décision vous appartient, mais si vous comptez implémenter hreflang à l’aide des sitemaps XML, nous vous recommandons de vous renseigner sur les recommandations de Google avant de commettre quelques erreurs.

2. L’en-tête HTTP de chaque page

Théoriquement, l’implémentation dans l’en-tête HTTP de chaque page n’a que des avantages :

  •  Google reçoit les informations de l’en-tête HTTP en permanence, à la différence des sitemaps XML;
  • Vous pouvez définir des en-têtes HTTP pour toutes les URL, sans même avoir besoin de rentrer dans le code source, qu’il s’agisse de PDF ou d’autres fichiers non-HTML.

Toutefois, cette méthode est relativement compliquée à utiliser. Les outils de SEO n’accordent pas suffisamment d’attention aux en-têtes HTTP. Elles causent parfois davantage de problèmes qu’elles n’en résolvent. En revanche, le code en lui-même est relativement simple à écrire et très similaire à l’en-tête HTML.

3. La section d’en-tête du code HTML de chaque page

Il s’agit de la méthode d’implémentation de hreflang la plus simple et la plus répandue sur Internet. C’est également celle qui est recommandée parmi les développeurs. Toutefois, malheureusement, elle comporte également quelques inconvénients.

L’utilisation de la valeur « x-default » pour vos pages peut occasionner un problème. Cela se passe parfois. Si votre page d’accueil est censée de rediriger vos visiteurs en fonction de la langue ou de la région définie dans leur navigateur, il est préférable d’utiliser les deux autres méthodes d’implémentation de cette balise.

De plus, si vous disposez de nombreuses options de pays ou de langues, vous devrez renseigner de nombreuses annotations hreflang qui ont des conséquences négatives. Lesquelles ? Le code supplémentaire augmentera la taille de la page, ce qui est susceptible de ralentir sa vitesse de chargement. Si vous ne souhaitez pas rendre votre site Web plus lourd, vous devriez envisager une autre méthode. Il y a encore un élément à garder à l’esprit. En effet, les tailles de pages Web non standardisées ne sont pas toujours optimales (pour de nombreuses raisons, et cela dépend de la qualité réseau Internet des différents pays). À vous de faire vos propres recherches et de trouver la meilleure option selon vos ressources et vos utilisateurs. Ne oerdez pas le temps.

Il y a quelques astuces importantes qu’il est bon de respecter lorsque vous travaillez avec hreflang:

  •  Vous devriez créer une Search Console sur Google pour chaque option de pays et de langue;
  • Vous devriez aligner votre implémentation de hreflang sur les options de ciblage internationales;
  • Vous devriez analyser et résoudre toutes les erreurs de la Search Console sur Google;
  • Attention à l’augmentation excessive de la taille de vos pages Web si vous ne voulez pas ralentir le chargement des pages et rebuter vos utilisateurs;
  • N’oubliez pas de contrôler les outils Google Webmaster.

Vous comprenez tout ! L’utilisation de l’attribut hreflang fait partie intégrante de l’optimisation des ressources Web mondiales pour être correctement perçu par les moteurs de recherche. Hreflang permet de déterminer quelle version du site afficher dans une langue donnée pour un utilisateur spécifique. C’est commode.

En respectant ce mécanisme, vos ressources Web bénéficieront d’une amélioration des principaux indicateurs pris en compte par les moteurs de recherche, ce qui vous permettra d’améliorer votre position dans les résultats de recherche.

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